L’entreprise libérée a le vent en poupe… Bonne ou mauvaise solution ? Donner un certain pouvoir de décision aux travailleurs est risqué, peut-être, mais peut aussi les rendre réellement impliqués dans l’entreprise, avec le souhait de la faire évoluer. Alors, l’entreprise libérée : évolution ou faux-semblant ? Le point. 

Objectif de l’entreprise libérée

La philosophie affichée de l’entreprise libérée est l’atteinte d’une meilleure performance des travailleurs, ainsi qu’une meilleure gestion démocratique.

Changement de mentalité

Le travailleur se sent libéré d’une certaine hiérarchie contraignante et asphyxiante. Il se responsabilise et augmente sa volonté d’entreprendre. Il acquiert en outre un esprit d’initiative visant à mener ses projets à bon terme.

Une nouvelle clairvoyance de l’entreprise est donnée aux travailleurs. Ils sont rassemblés autour de cette nouvelle image et sont invités à y adhérer. Ainsi, ils y participent en vue de développer le sentiment d’appartenance à une culture commune. Il leur incombe, par exemple, de soutenir la structure de la société, de la faire évoluer.

Une telle implication des travailleurs dans une entreprise augmente la rentabilité de celle-ci, et le travailleur se sent davantage engagé dans sa réussite. Le travailleur a l’impression de se réapproprier son travail, de donner du sens à ce qu’il fait.

C’est la révolution du travail dans l’entreprise, une voie vers une participation accrue des travailleurs au sein de leur société. Cette participation réduit l’inégalité d’anciens rapports de force. Elle donne aux travailleurs l’impression d’appartenir à une communauté, d’avoir une place au sein d’un groupe.

Cette philosophie explique probablement la raison pour laquelle l’entreprise libérée est perçue et vécue par certains comme une véritable évolution amenant le bien-être au travail.

L'entreprise libérée

Quel pouvoir réel pour les travailleurs dans une entreprise libérée ?

Les dirigeants d’entreprise sont préposés à mettre en œuvre les décisions prises en assemblée générale et au conseil d’administration. En d’autres termes, ils assurent la gestion quotidienne de l’entreprise.

La philosophie de l’entreprise libérée n’a pas pour but ni ambition de modifier ces éléments. Elle donne un certain pouvoir de décision aux travailleurs sur leurs diverses tâches et projets, étant eux-mêmes les mieux placés pour les prendre.

Les travailleurs peuvent exercer une certaine liberté puisqu’ils peuvent décider de la façon dont ils désirent travailler. Par conséquent, les hiérarchies sont comprimées, les travailleurs plus autonomes et plus responsables.

Toutefois, le champ de leur participation s’arrête toujours aux dimensions de leurs tâches quotidiennes.

Mais aussi…

Cette nouvelle responsabilisation individuelle des travailleurs peuvent les conduire à un état de stress, de fatigue psychologique et de burn-out. Certains n’osent plus prendre d’initiatives, les responsabilités qui en découlent se révélant parfois trop angoissantes.

De plus, la place donnée à la participation des travailleurs, aussi minime soit-elle, ne présagerait-elle pas d’une émancipation plus importante de ces derniers, capable au fur et à mesure de renverser le rapport social ? Même si, a priori, la philosophie de l’entreprise libérée n’a pas pour ambition de renverser ce dernier, mais bien de donner une place plus importante aux travailleurs dans l’exercice de leur métier.

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